Accueil du site > Carnet de voyage > 3 mois a Buenos Aires
lundi 12 décembre 2011, par
Hola la famille, amis, fidèles lecteurs !!
Bonne nouvelle : ATW reprend sa plume après plusieurs semaines de standby !! A travers cet article nous tenterons de répondre à la question suivante : que s’est-il passé ces 3-4 derniers mois dans la vie de nos deux tourdumondistes ?
Pour être précis nous parlerons de cette période entre le 20 aout 2011, date de notre retour de Patagonie jusqu’à aujourd’hui, 04 décembre 2011, J-3 avant notre départ de Buenos Aires pour Bangkok…
Bonne lecture à toutes et à tous !
« Asie, J-200 » Fin Aout. Revenus à notre cher hôtel Lime House après avoir exploré la Patagonie, nous prenons un peu de repos. Les longs trajets en bus depuis le sud du pays ont laissé quelques traces et nous n’aurons pas volé une petite pause sur la capitale.
Remis sur pieds, nous partons en explorateurs dans les quartiers de Buenos Aires que nous ne connaissons pas encore. Ce « new city tour », loin du « tour classique » proposé par les agences à touristes, nous emmène parfois assez loin de notre hôtel. Nous faisons la découverte notamment du quartier de la gare Constitucion peu fréquenté… et peu fréquentable mais qui possède quelques trésors cachés. A signaler aux routards néo-argentins : le quartier Baraca et notamment la calle Lanin... un petit bijou de rue portenienne. Nous avons également fait le tour du quartier Caballito, plus résidentiel mais surtout plus calme que l’hyper-centre ville… assez agréable avec ses grands parcs.

Autre expérience sympa et qui fait les mollets comme on dit dans le jargon : la remontée de la rue Rivadavia a pied (enfin d’une partie seulement car c’est, dit-on, une des plus longues rues du monde). Bref, la lumière est parfaite pour faire notre reportage-photo. On vous laisse jugez vous-même avec l’album qui accompagne traditionnellement l’article…

Et après ça ? Pas grand-chose à signaler, sinon un peu de shopping pas cher dans le quartier de la sape à Once et des sorties avec les anciens collègues et nouveaux amis de Chaco suite à notre expérience humanitaire dans le nord de du pays. On se forme aussi en cuisine avec notre ami colombien Jose Luis, qui travaille comme réceptionniste à l’hôtel et qui étudie la restauration. Quelques réussites au menu comme par exemple les pains au chocolat, les arepas (galettes de polenta garnie au poulet ou bœuf, plat de base en Colombie), etc…
Et puis rien !… nous nous tournons un peu les pouces, tout en pensant à notre future destination, l’Australie. A vrai dire, nous ne sommes pas pressés de nous envoler de l’autre coté du pacifique… Nous nous sommes vite aperçu qu’un trip en Australie constitue un voyage à lui tout seul. Partir en Australie nous coûterait à coup sûr pas mal de temps et… d’argent. Nous avons d’ailleurs été avertis de ce « petit détail » par les nombreux wallabies de passage à l’hôtel. Le niveau de vie y est scandaleusement élevé pour les backpackers et beaucoup sont restés sur la paille au pays des kangourous. Voilà pourquoi la plupart des routards voyagent tout en travaillant (merci le Working Holliday Visa !!). Nous connaissions cette astuce mais dans notre cas travailler en Australie dans l’optique de faire des économies de bouts de chandelle risque de nous prendre beaucoup de temps et nos finances actuelles ne nous permettrons pas de prendre ce risque. A l’arrivée, nous préférons appliquer à la lettre la bonne vieille maxime qui dit que « deux hommes avertis en valent quatre » et en conséquence de quoi… nous commençons donc à replanifier notre voyage mais notre date de départ reste difficile à fixer. Au final, nous gambergeons pas mal. Mais nous avons encore quelques jours de réflexion devant nous. Surtout ne pas se précipiter sur le premier billet d’avion !
Nous attendons donc sagement les parents de Kris qui doivent venir passer 10 jours avec nous… mais il y a un petit contre- temps dans le calendrier. Ils nous annoncent qu’ils arriveront avec 15 jours de retard, suite à des événements sociaux inopinés au Ghana où ils résident et travaillent. Du coup, cette attente nous offre l’opportunité de mieux nous organiser quant à notre avenir proche.

Et puis un matin à l’hôtel tout s’enchaine rapidement…
Nous faisons la rencontre de Christian, le patron de l’hôtel. Après les présentations et quelques verres, il nous propose de travailler à l’hôtel car il cherche du monde pour remplacer un départ dans les semaines à venir. Nous connaissons bien l’hôtel et le staff, nous avions prévus de travailler pendant notre voyage et nous avons besoin d’argent… et on le redit nous n’étions pas pressés vu qu’on commençait à se fondre dans le moule argentin. Nous avons donc tout naturellement accepté son offre : un salaire, une chambre gratuite plus tous les avantages liés à l’hôtel (promotions de toutes sortes).
En quoi consiste notre nouveau job ? Il s’agit de tenir la réception de l’hôtel de minuit à huit heure du matin, assurer les check in et check out des touristes, les renseigner sur les activités possibles en ville et bien évidemment… tenir le bar de l’hôtel. Plus quelques petits « à côtés » comme gérer les stocks, réceptionner les livraisons, tenir l’hôtel en ordre et propre etc.

Pendant trois mois nous avons donc animé les nuits de l’hôtel Lime House du mieux que nous l’avons pu. L’ambiance était bonne avec le staff… Se sont succéder à nos côtés au bar : un français (Lucas), une argentine (Victoria), un polonais (Robert), un colombien (Jose Luis), une allemande (Katryn), un espagnol (Ruben), une uruguayenne (Cecilia), un argentin (Tomas) et un américain (Thomas). Tout ce petit monde travaillant sous la baguette de Sylvina, notre boss argentine… une main de fer dans un string de velours, un régal de hiérarchie. N’oublions pas Monica, véritable tenancière de l’hôtel, elle gère l’hygiène depuis la création de l’hôtel, c’est-à-dire depuis maintenant 12 ans… elle connaissait déjà Kris il y a 9 ans.
Travailler la nuit, dormir le jour… tel a été le rythme de vie à Lime house. Au total nous nous sommes relayés durant 90 nuits soit 720 heures passées derrière le bar. On ne peu pas tout raconter mais on en a vu des vertes et des pas mûres… comme par exemple cet australien qui avait réservé 4 nuits et qui n’a quasiment jamais dormi ou comme cet argentin louche recherché par la police ou encore cet anglais qui a disparu abandonnant toutes ses affaires à l’hôtel… nous avons également fait la rencontre d’Adam, américain, qui parcours le monde depuis 4 ans tout en jouant en bourse… A méditer.
Nous avons passés quelques soirées mémorables avec la grande fratrie des backpackers : cela signifie plusieurs hectolitres de bières éclusés et autres cocktails à gogo qui ont été absorbés … La palme de la beuverie revient aux irlandais et australiens ex aequo… comme on dit ils ont une descente qu’on n’aimerait pas remonter à vélo !! La communauté française n’était pas en reste non plus ! Les plus sympathiques : les chiliens, les plus sages : les asiatiques, les plus fêtards : les brésiliens…
Nous avons vécu au rythme des événements perso et internationaux… Thanksgiving, springs fiesta, anniversaires, nuits irlandaises. Nous avons eu aussi de longues nuits tranquilles à boire du maté tout en tergiversant sur les voyages…

Nous en profitons pour remercier le staff pour ces trois mois d’anthologie. Un grand merci également a tous ceux qui sont venus nous rendre visite lors de nos longues nuits de travail et qui sont devenus nos amis… Jose (Loco Colombiano), Adam (Alaska), Moni (Rica Colombiana), Richard (Du ch’nord), Maxi (Autriche), Laurette (Ireland), Patrick (Ireland), Peter (Australia), Dai (Argentina), Mina (Argentina), Siohboan (British)… Et tous les autres que l’on aurait oubliés. Sans oublier la dédicace aux chambres 4 et 6, la planque des franchu !!
Quel bilan peut-on retirer de ces trois mois de boulot ?
Ce fut une expérience très enrichissante : autant dans la gestion de ce fond de commerce que pour la pratique des langues (anglais, espagnol, allemand). Pour les contacts aussi car nous pouvons aujourd’hui affirmer sans problème que nous avons un canapé à notre disposition dans chaque continent. L’important c’est qu’on a toujours eu l’impression de voyager tout en travaillant… En fait c’est logique, entourés de toutes ces nationalités !
Quelques chiffres : nous avons vécu quasiment 3 saisons, soit la fin d’1 hiver (rugueux), 1 printemps (très agréable) et 1 début d’été (déjà brulant)… à l’heure où nous bouclons ces lignes le mercure grimpe à 30-35 degrés le jour pour ne redescendre qu’à 25 degrés la nuit. Heureusement l’hôtel possède d’énormes ventilateurs d’avion dans les 16 chambres et d’une bonne climatisation… quand elle ne vous fuit pas sur la tête.
Petit résumé de notre quotidien à Buenos Aires
En vrac, nos 3 mois à Buenos Aires c’était aussi : les barbecues, les manif’ de la 9 de Julio, la Puerta roja, Boca Juniors champion, le Carrefour en face de l’hôtel, le maté à toute heure, les potes du kiosko, le Fernet, le bus 24/26 sur la calle Corientes, Once le marche de la sape, Cocoliche club, la Recoleta, le goulach de Maxi, le ciné Abasto, le Severino club, les ferias de San Telmo, la tarta de frutilla, le Pub Crawl du lundi, la quinta 25 de mayo, la bomba del tiempo, Ezequiel au volant (va-zy regarde la route ou on est morts !), la bande à Lucas, les footings à la Reserva, le souk de la calle Florida, la copa americana, le resto chez nono, Richard qui fait l’oiseau, les soirées staff, le subte, le théâtre, la montée des livraisons Quilmes au petit matin, le club 69, la planque des irlandais, Le Truco (jeu de carte très populaire), le choripan… et le bondiola de l’avenida de mayo, les « 25 horas ! » ouverts 24/24h, le ticket du comptoir, le chinois d’à côté, la Bersuit… mais à pleine puissance dans l’hôtel, le vin argentin, les siestes dans les parcs, le llamullo argentin d’Ezequiel et l’accent irish de Shivi (comprend toujours pas…), le cambio de turno avec les filles du staff, le tango, l’appartement de la calle Pueyredon, le rire de Hans et de katy, le bar Lime house 24/24h, le cri du coq japonais (re-clin d’œil à richard), Futbol para todos, les diners chez Jose, le cambio de turno du matin, l’after chez Julio, les steaks de 400g de carrefour, Uggy’s …les bonnes pizzas, la terrasse de l’hôtel, le licuado du Pertutti, le mec qui s’endort bourré au bar, le squat d’Astrid, le dormi de 12 (the zoo), la descente de River plate en division B, les media lunas, le maté de Monica avant d’aller se coucher… et tous ces petits événements qui auront égayé notre quotidien.

« Toutes les bonnes choses ont une fin / Todo lo bueno acaba »
Enfin, à un mois du départ environ, nous avons pris la décision (et non la moins facile de notre voyage jusqu’à présent) d’acheter notre billet d’avion sur internet. Destination Bangkok, Thaïlande… La ville est actuellement sous les eaux à cause de pluies diluviennes qui s’abattent sur le pays en ce moment et qui ont notamment provoqué le débordement de son fleuve, le Chao-Phraya. Nous allons donc arriver juste après une violente période de mousson. Il va être intéressant de se balader… pardon, de naviguer dans cette mégalopole que nous connaissons déjà un peu. Quoiqu’il en soit, le vol Buenos Aires-Sydney-Bangkok est le moins cher que nous ayons pu trouver. Sûrement moins cher à cause de la météo du moment. Il faut dire aussi qu’il est toujours plus économique de voyager avant les fêtes de fin d’année... Heureusement que nous avons notre « spécial contact » sur place, héritage de notre voyage en 2010, Arthur, alias « Tirak », tu es assurément le plus Thaï de nous tous… à bientôt au pays du sourire.
Voila il est temps de quitter ce pays magique qu’est l’Argentine… Avant de partir on vous laisse l’adresse de notre hôtel, au cas où : ……………………………………
LIME HOUSE HOSTAL Adress : Lima 11 (esquina. Avenida 9 de Julio y Rivadavia) Cel : 54-11-43828493 Tarifs honnêtes (de 7 à 20 euros la nuit) avec petit déjeuner gratuit, agence de tourisme, terrasse et un bar qui tourne !!
Actuellement, l’hôtel est référencé dans le Lonely planet et le Footprint. Il est aussi possible de réserver son lit sur Hostelword.com. …………………………………….
Et puis il y a eu un dernier « night shift », notre despedida comme on dit ici… et nous avons pris l’avion pour Bangkok.
Chau Buenos Aires !! Hasta Pronto, Besos y abrazos a todos !
6 Messages de forum