Accueil du site > Carnet de voyage > Ica - Puno

Ica - Puno

jeudi 12 mai 2011, par ATW

Previously on ATW…

Après la sierra (Chachapoyas), la costa (Trujillo), la capitale (Lima) et avoir exploré les bodegas (Ica), ATW débarque à Nasca, ville aux lignes très controversées.

Comme d`habitude, priorité numéro 1 : trouver le gîte et le couvert. Nous posons donc notre balluchon chez Ruben, un jeune homme de 37 ans qui ne manque pas d’idées. Il projette prochainement de réaliser le tour de l’Amérique du Sud en van avec un de ses amis médecins. Nous échangeons donc avec lui quelques tuyaux et conseils de « vieux » routards. Hébergeant déjà 2 italiennes, 1 argentine et 1 polonaise, nous nous installons donc, comme à l’accoutumée… par terre. Ambiance routarde garantie. Le soir, tout le groupe se retrouve au bar de Ruben (qu’il a construit de ses propres mains) pour refaire le monde… enfin l’Amérique du Sud.

Nasca est une petite ville située au beau milieu d’un plateau désertique. La ville vit essentiellement du tourisme généré par les mystérieuses lignes dont vous avez sûrement déjà entendu parler.

Découverts en 1926, les géoglyphes de Nasca sont de grandes figures tracées sur le sol, souvent figuratives et parfois longues de plusieurs kilomètres. Le sol est couvert de cailloux que l’oxyde de fer a colorés en gris. En les ôtant, les Nascas ont fait apparaître un sol gypseux plus clair, découpant les contours de leurs images.

Ces tracés représentent les divinités animales du panthéon religieux des Nascas. On a déjà dénombré plus de 350 dessins distincts : singe, condor, chien, araignée, orque... On trouve aussi des figures géométriques : lignes, spirales et ellipses qui sont imprimées sur la surface de la Pampa. Les dessins franchissent les ravins, escaladent les collines sans que leur forme ni la rectitude apparente des lignes en soient affectées.

Ces géoglyphes seraient le fait de la civilisation Nasca, une culture pré-incaïque du Sud du Pérou qui se développa entre 300 av. J.C. et 800 de notre ère. Ils ont été réalisés entre 400 et 650. Les lignes et géoglyphes de Nasca sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1994.

D’autres affirment qu’il pourrait s’agir d`une œuvre “extra-terrestre”. En effet, les figures de Nasca seraient soit une piste d’atterrissage pour les vaisseaux spatiaux extraterrestres soit un message réalisé par la population locale qui leur serait destiné. Le mystère reste entier…

Il est vrai que l’on peut se poser la question quant à la provenance de ses lignes. Il est difficile d’imaginer que des lignes profondes de 10 cm aient pu rester intactes plus de 1500 ans. On vous rassure, nous n’avons pas été les seuls à nous interroger sur le sujet, des chercheurs et des spécialistes ont leur avis sur la question.

Le microclimat permettrait la conservation des lignes, car :
- le plateau est l’une des régions les plus sèches du monde (trente millimètres de pluie par an) ;
- le sol sans végétation réchauffe fortement l’air (ce qui crée un coussin d’air qui, à son tour, protège les géoglyphes du vent) ;
- enfin le gypse contenu dans le sol « colle » le sable et la poussière.

Sans sable, ni poussières pour recouvrir la plaine et avec peu de pluie ou de vent pour les éroder, les tracés restent intacts.

Au final, Nasca et ses lignes présentent un réel intérêt si vous avez 100 dollars à dépenser pour louer un avion et survoler les lignes pendant 15 minutes. Pour notre part, nous avons privilégié la solution la plus économique, à savoir observer quelques lignes depuis un pauvre mirador planté au bord de la panaméricaine.

Fait insolite : les ingénieurs en travaux public de l’époque n’ayant pas connaissance de la présence des géoglyphes, ont réutilisé le tracé d’une des lignes pour y construire une portion de la panaméricaine. Du coup, la route coupe littéralement le site de Nasca en 2… ils ne devaient pas disposer d’un bon bureau d’études !

Après une journée passée dans le désert essayer de percer le mystère des lignes, nous avons fait la connaissance de 2 mamies parisiennes, les Liz Taylor comme elles se surnomment elles-mêmes qui ont une santé à faire pâlir plus d’un routard. Merci à elles pour nous avoir prêté gentiment leur guide Pérou/Bolivie qui nous a permis d’organiser la suite de notre voyage.

Après une dernière cusqueña (bière locale) au bar de Ruben, nous lui souhaitons bonne chance pour la suite et nous mettons le cap vers Arequipa, la 2ème ville du pays.

Nous arrivons en pleine période électorale. Tout le pays s’apprête à voter au 1er tour des élections présidentielles. En effet, depuis que nous sommes arrivés au Pérou, la campagne bat son plein. La propagande de chacun des candidats est assez hallucinante : tous les murs des villes du Pérou sont repeints à l’effigie des présidentiables de même que les places principales sont le théâtre de gigantesques rassemblements populaires.

Voici la liste des principaux prétendants pour le titre :
- Keiko (la fille de l’ancien président Fujimori, condamné à 25 ans de prison pour crime contre l`humanité),
- Castañeda (l’ancien maire de Lima),
- Ollanta (le Chavez péruvien),
- Toledo (le fêtard),
- PPK (populiste/nationaliste).

Résultat des courses : c’est Keiko Fujimori et Umalla Ollanta qui s’affronteront lors du second tour, le 5 juin prochain. Si nous avons bien compris, c’est le match gauche modérée contre gauche radicale. Bonne chance aux deux candidats ! Selon les derniers sondages, c’est Ollanta (le pote de Chavez) qui est donné favori. Affaire à suivre…

Amusant… il faut savoir qu’en ces temps d’élections, la vente d’alcool est strictement interdite et ce dès 3 jours avant le vote. C’est le retour de la période de prohibition… imaginez la même chose en France, nous prendrions une seconde fois la Bastille !!

Arequipa est la capitale de la région péruvienne du même nom et la deuxième ville la plus peuplée du pays. Elle est située à plus de 2.335 mètres d’altitude, au pied du volcan Misti, dans les Andes péruviennes. L’étymologie du mot Arequipa vient du dialecte Aymara qui signifie "près de la montagne".

Nous avons profité de notre séjour dans la région pour visiter le fameux Canyon de Colca situé à 180 km au nord d’Arequipa. C’est le deuxième plus profond canyon du monde après celui du Cotahuasi (3.535 mètres) situé non loin, avec un dénivelé de 3.200 mètres. Le canyon s’étend sur une centaine de kilomètres et ressemble plus à une vallée qu’à une gorge. On peut y admirer le vol majestueux des condors, l’oiseau sacré des Andes. Au cours de notre excursion dans cette pampa désertique, nous avons pu y admirer des milliers d’hectares de terrasses harmonieusement dessinées dans la montagne.

Il faut vous avouer qu’au cours de notre séjour à Arequipa, nous avons reçu une aide logistique sans précédent depuis le début de notre voyage. En effet, nous avons été logés gracieusement à la Maison d’Elise, un hôtel 3 étoiles réputé de la ville. Encore une grande leçon d’hospitalité à la péruvienne. Nous n’avons pas de mots assez forts pour remercier Elise et son papa. ATW al palo !!! La Maison d’Elise

Lors de notre passage à Arequipa, nous avons été invités à déguster la gastronomie typique de la région (cochon d’inde frit sur son lit de pomme de terre ou "cuy chactado", poivrons farcis ou « rocoto relleno » et enfin velouté de crevettes ou « chupe de camarones »)… et ce bien sûr dans le meilleur restaurant de la ville, El Sol de Mayo.

Les meilleurs choses ayant une fin (comme on dit ici : todo lo bueno acaba), nous reprenons la route pour la ville de Cusco et son non moins célèbre Machu Picchu ! A Cusco, n’ayant pas trouvé d’hôte pour la nuit, nous avons établi notre camps à l’hostal Felix, un vrai nid à routard. Nous en profitons pour passer un petit clin d’œil à nos amis tourdumondistes de « La terre vu d’la selle », nous avons fait la connaissance d’Edmilson Batista Dos Santos qui quadrille l’Amérique du Sud de l’Alaska à Ushuaia depuis pratiquement 5 ans sur un VTT qui ne paye pas de mine.

Cliquez sur les liens suivants pour en savoir plus sur ce brésilien atypique de 40 balais :
- Lien-1
- Lien-2

Une très belle rencontre qui force le respect.

Cuzco, qui signifie « nombril » en Quechua, est une ville d’altitude (environ 3.400 m) d’une taille modérée avec environ 300 000 habitants. Elle fut la capitale des Incas et a longtemps été un carrefour sur l’axe économique transandin. C’est clairement une des villes les plus agréables à vivre que nous avons visité au Pérou malgré son côté usine à touristes qui gâche un peu le paysage. Elle dénote des autres villes péruviennes de par son architecture coloniale très bien conservée, de son mélange de moderne et d’ancien et de ses nombreuses places qui en font une ville très aérée.

Nous avons eu la chance d’être à Cuzco pendant la semana santa (Pâques) et son festival cusqueña. Un petit moment bien sympathique… Petite pensée pour Arnaud Lagadec, on comprend comment cet ex-sogetien est tombé amoureux de la ville.

D’ailleurs ici, le dicton dit : « todo el que viene promete regresar », tous ceux qui viennent, promettent de revenir.

Nous y avons vite pris nos petites habitudes, petit dej’ au marché, petite ballade en ville et soirées avec nos amis de l’hostal. En vieux briscards, nous avons pris notre temps pour faire la tournée des agences de la ville pour nous dégoter un petit trek. Notre choix s’est finalement porté sur le Jungle Inca Trail, un trek de 4 jours pour rejoindre le Machu Picchu. Nous nous retrouvons dans un groupe de 13 personnes (4 américains, 2 allemands, 2 australiens, 1 argentine, 1 catalan… et bien sur 1 guide péruvien et 2 maudits français.

- 1er jour : Downhill, descente en VTT sur 2.000 m de dénivelé entre asphalte et pierre et ce sur un site de compétition internationale… s’il vous plait. Nous atteignons 4 heures plus tard et tout crottés le pueblo de Santa Maria où nous passerons la nuit. A peine arrivés, nous ne manquons pas d’aller taquiner la pelota (la balle) sur la place du village… dur pour les poumons (normal à 3.500 mètres d’altitude) et pour nos Merrell (chaussures tout terrain).

- 2ème jour : rando de 8 heures en pleine jungle ; attention aux attaques groupées et kamikazes des mosquitos. Consolation avec la dégustation des produits de la selva, dont l’avocat qui dans la région pousse comme du chiendent. Après environ 25 kilomètres de marche dont les derniers sur des pistes en pleine montagne, nous sommes bloqués par un éboulement qui a complètement recouvert la route… obligés d’escalader des monticules de pierres pour passer avec l’aide de la DDE locale. Petit clin d’œil à nos 2 australiens du groupe qui étaient passés 5 minutes plus tôt. Ils l’ont échappé belle…

- 3ème jour : Nous partons la fleur au fusil à la conquête du nuevo camino inca (camino del rey), chemin qui nous mènera jusqu’à Aguas Calientes, ville en contrebas du Machu Picchu. Petite anecdote contée par notre guide en cours de route… amis routard, sachez qu’un nouveau site plus grand et tout aussi beau aurait été découvert en pleine jungle récemment… le secret est bien gardé par de vieilles tribus qui n’hésitent apparemment pas à tirer sur les aventuriers un peu trop curieux. Fiction ou réalité ? A vous de voir… En tout cas, ce chemin aura été sans conteste la plus belle ballade de notre voyage.

- 4ème jour : Le moment tant attendu… levé 3h30 du mat’ et ascension des quelques milliers de marches, à la frontale, pour arriver dans les 200 premiers et pour pouvoir escalader le Wayna Picchu, soit la montagne qui surplombe le Machu Picchu. C’est un moment magique de voir le site se révéler à travers la brume. A 10 heures, lorsque le soleil fait son apparition, nous entamons l’ascension du Wayna… ça grimpe dur, mais rien de bien méchant après 4 jours de trek… arrivée en haut de cette drôle de montagne qui semble avoir été taillée par l’homme, nous cassons la croûte au sommet en plein cagnard.

Après avoir bien profité du panorama, nous attaquons la redescente jusqu’au Machu Picchu pour apprécier les ruines de l’ancien village inca en pleine lumière : les maisons, les lieux de cultes au dieu soleil et aussi en savoir plus sur les techniques de construction du site.

Ce qui impressionne, c’est comment et pourquoi cette communauté Incas a choisi de s’installer dans un site aussi reculé et escarpé… plusieurs théories circulent d’ailleurs à ce sujet. On ne sait pas vraiment à quoi ce site était réellement destiné. Ce pourrait être une résidence secondaire de souverain inca, haut perchée et entourée de montagne. Ce site leur permettait d’organiser des cérémonies rituelles en l’honneur du soleil, chaque année à dates fixes. Les incas finirent par abandonner le Machu Picchu… l’explication la plus logique serait la crainte de voir la ville tomber aux mains des envahisseurs espagnols.

Étonnamment, les conquistadors basés à Cusco ignorent le site pendant 3 siècles, jusqu’à l’oublier. Le 24 Juillet 1911, un archéologue américain découvre le Machu Picchu.

On ne se lasse pas de contempler la septième nouvelle merveille du monde jusqu’à la tombée du soleil accompagné de lamas et de vigognes.

Si Xabi de Medellin, tu nous lis, saches que Jérôme a honoré sa parole en portant dignement le T-shirt du pais basco que tu lui avais donné… jusqu’au site car après notre petite séance de step à 4 heure du mat’, il du changer de maillot. Malheureusement, nous devons t’annoncer qu’il fut finalement perdu. On se console en se disant qu’il sera porté par un péruvien qui contribuera à véhiculer l’image du pais basco dans tout le pays ;-)

Retour à Cusco vers 1 heure du mat’ pour un dernier week-end dans la Rome des incas, puis nous partons pour Puno sur les rives du lac Titicaca. Selon la tradition, Puno est le berceau de la civilisation inca : le premier Inca, Manco Capac, serait sorti des eaux du Titicaca sur les ordres du Dieu-Soleil pour fonder l’Empire inca. La ville est le point de départ pour les îles flottantes. Le lac est à cheval sur le Pérou et la Bolivie.

D’un point de vue géologique, le lac Titicaca, situé à 4.000 mètres d’altitude est né de la rencontre entre la plaque d’Amérique du sud et la plaque océanique du pacifique il y a 65 millions d’années. Ce choc crée les Andes et par la même occasion emprisonne une lagune qui s’élèvera jusqu’à ses hautes altitudes. C’est aujourd’hui le plus haut lac navigable du monde.

— -

Note de la rédaction (NDLR) :

Pour des raisons d’ordre matériel et à notre grand regret, il ne vous sera pas possible de visionner les photos de notre trek au Machu Picchu. Nous en sommes évidemment les premiers désolés. Les photos de l’album sont donc celles récupérées auprès de certaines personnes de notre groupe.

9 Messages de forum

  • Ica - Puno Le 20 mai 2011 à 01:23 , par Albert

    Hola amigos, soy Albert (el catalán)
    Como continúa el viaje ? Seguro que muy bien.
    He visto que habéis recibido las fotos que os envié por mail y están publicadas...muy bien !
    Por Barcelona todo ok, otra vez de vuelta a la normalidad pero todavía recordando y echando de menos los sitios tan maravillosos que tuvimos la oportunidad de conocer.
    Otro día, con más calma, os envío un mail y algunas fotos más del Inka Trail.
    Cuidaros muuuucho y seguid disfrutando.
    Un abrazo muy grande de mi parte y besos de parte de Nina.
    PD : Jérôme, como va tu español ?

    Répondre à ce message

    • Ica - Puno Le 26 mai 2011 à 00:04 , par ATW

      Hola catalán !!!
      Felecitation para el titulo de la liga... y gracias para los fotos de Cuzco
      Como lo ves en el sitio web, todo bien para nosotros. ya estamos en Salta, Argentina...Vamos a hacer una vuelta a Cafayate, pensando a Nina y su corre camino. Nuestro viaje en Bolivia estuvo re-bueno. Continúan de seguir nuestra vuelta del mundo y VAMOS BARCAAA !!!
      Un abrazo fuerte para ustedes.

      Répondre à ce message

  • Ica - Puno Le 18 mai 2011 à 09:50 , par Faius

    Toujours plus loin et plus haut !...
    Et encore meilleurs reportages
    Félicitations et bonne chance pour la suite
    Nous pensons souvent à Vous
    Faius

    Répondre à ce message

  • Ica - Puno Le 16 mai 2011 à 13:26 , par Max

    Salut les mecs,

    Merci pour ce beau récit et vos magnifiques photos (ou celles de vos amis...) !

    ATW a l’air en pleine forme ! Je continue de compter les semaines. D’ailleurs, ce serait pas mal qu’on se refasse un petit coup de Skype pour peaufiner notre itinéraire.

    Grosses bises !

    Répondre à ce message

  • Ica - Puno Le 12 mai 2011 à 19:14

    Et bé...
    C’est bien joli tout ça !!!

    Bonjour à vous deux de la part de nous trois !

    Cléo, Agnès et Arnaud

    Ps : faudrait se prévoir un petit apéro à distance... Combien de décalage horaire en ce moment ?

    Répondre à ce message

    • Ica - Puno Le 13 mai 2011 à 02:21 , par Kris

      Pas de probleme mon Bacchus... envois nous ton compte Skype et on se fait ca en webcam !!!
      Pour le decalage, on a 6 heures en moins que vous en ce moment...
      Biz a vous 3 !!!

      Répondre à ce message

  • Ica - Puno Le 12 mai 2011 à 16:23 , par LILITT

    ADVENTURE IN MOVING : ce n’est plus un slogan usa des années 70 (souvenirs de modestes routards de cette époque) mais version revival et rajeunie le vrai slogan d’ATW et ça nous bluffe, sincèrement !!!

    LiliLT

    Répondre à ce message

  • Ica - Puno Le 12 mai 2011 à 15:19 , par CHOUNETTE

    Encore un article fabuleux,c’est de mieux en mieux !
    Vous avez trouvé votre reconversion ,si vous rentrez :reporters,journalistes pour le routard ou autre guide ,que vous pourrez créer .
    Bravo encore de nous faire rêver avec photos et article .
    Bisous

    Répondre à ce message

  • Ica - Puno Le 12 mai 2011 à 09:11 , par yauntigdansmonmoteur

    Merci pour ce beau récit
    qui mélange savamment passé inca et présent.
    Nous avons beaucoup attendu
    mais nous n’avons pas été déçus

    Répondre à ce message

commenter