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dimanche 20 mars 2011, par
Après une dernière nuit à Latacunga à récupérer de notre trek en haute montagne et à regarder le match retour de Barcelone en Ligue des Champions, nous partons pour Baños, une des villes les plus touristiques d’Equateur.
De son vrai nom, Baños de Agua Santa Cascadas de Río chico est une ville de 15.000 habitants et 90% de son activité est dédiée au tourisme, les 10% restants proviennent surtout de la culture de la canne à sucre. C’est la ville idéale pour faire de l’écotourisme et pratiquer des sports extrêmes tels que le rafting, le canyoning ou encore le cyclisme de montagne.

Baños est située au bord du volcan Tungurahua, un des plus dangereux et des plus imprévisibles d’Equateur. Ce volcan est réputé par ses nombreux caprices et ses éruptions régulières qui à chaque fois sont particulièrement dévastatrices. La dernière en date remonte à moins d’un an. Ici tout est étudié pour y faire face… plan d’évacuation d’urgence, station de radio entièrement dédiée à l’activité du volcan, refuges en cas d’éruption, marquage au sol etc.
Il faut dire que ce volcan a un passé sulfureux dans la région. Fin 1999, il s’est réveillé puissamment au point de faire évacuer toute la population de Baños. Durant plusieurs mois, la ville fut gardée par l’armée et personne ne put y accéder jusqu’au jour où une vidéo révéla que des éléments de l’armée volaient dans les maisons et hôtels. Les habitants reprirent possession des lieux dans la force à tel point qu’il y eu un mort.
Aujourd’hui, le volcan est toujours très actif et projette régulièrement des cendres sur la ville. En cas d’éruption, ce serait un désastre car les coulées de lave recouvriraient la ville en moins de 15 minutes. Ce n’est pas très rassurant, mais la population a appris à vivre avec…

Baños est plus colorée que les précédentes villes que nous avons visitées en Equateur et est surtout à taille humaine. On flâne tranquillement dans les petites rues et on y apprécie son calme (hors saison touristique). Spécialité locale proposée un peu partout sur les étalages de rue : las melcochas (dulces de miel de caña de azúcar)… sorte de pâte de barbe à papa.

Après une petite étude de marché des agences de tourisme, nous tombons sur une petite agence familiale très sympa qui propose toutes sortes d’activités. En sympathisant avec eux on finit par se dégoter un plan du feu de dieu pour la journée du lendemain car les gérants, spécialistes en sport extrêmes, souhaitent utiliser leur jour de congé pour faire du repérage en pleine nature et ainsi faire du canyoning sur un site encore jamais exploité. Ils nous proposent de participer à l’aventure gratuitement !!! Ni une ni deux nous sautons sur l’occasion et nous donnons rendez-vous le lendemain de bonne heure.
L’aventure fut épique… nous découvrons le canyon, encore non balisé, en même temps que notre équipe qui s’efforce d’étudier les lieux et de trouver des points d’attaches pour descendre en rappel les multiples cascades (dont la plus haute mesure 40 mètres). A la fin on est tellement à l’aise que c’est même Kris qui assure Jérôme en rappel sur les chutes les plus hautes.
Une expérience unique… nous mettons plus de 3 heures à dévaler le canyon et mangeons avec eux une truite fraîchement pêchée. Ah dios que rico !!!

Les jours suivants, nous profitons de la région magnifique qui entoure Baños pour faire des randonnées dans les montagnes et y admirer les vues sur la ville et sur le volcan Tungurahua.
Nous nous octroyons même une petite virée à vélo sur la route de Puyo. Cette route est censée être la plus belle du pays, elle est jalonnée de cascades et de canyons où de nombreux « Yankees » prennent plaisir à faire de la tyrolienne et du saut à l’élastique. 40 dollars pour une activité de quelques secondes, ça nous fait bien rigoler…
Au détour d’une ballade, nous rencontrons Jôhn, un cycliste professionnel à la retraite qui a roulé pour la Rabobank. Le lascar a eu la chance de participer au non moins célèbre Tour de France de 1989, à l’époque où Greg Lemon a soufflé de 8 secondes le titre à Laurent Fignon. Aujourd’hui, marié à une équatorienne, il coule des jours heureux dans une petite bicoque sur les hauteurs de Baños. Une belle reconversion !

Nous profitons du week-end pour rester un peu plus longtemps sur Baños et s’octroyer quelques sorties nocturnes avec deux argentines rencontrées à l’auberge. De manière générale, on croise beaucoup d’argentins qui « font la route » en Amérique du sud pendant leurs grandes vacances et aussi pas mal de cousins du Québec.
A l’hôtel à Baños, on est un peu comme chez nous : on discute avec tous les backpackers à l’affût de quelques renseignements utiles pour notre voyage (pas si dur de voyager sans routard ou lonely planet, en fait !) et parfois ça se termine autours d’un barbecue ; on nous offre même le rhum local (ATW toujours dans les bons coups !)

Lundi, jour de reprise… nous partons pour Cuenca, accompagnés des argentines qui selon toute vraisemblance suivent le même parcours que nous.
Cuenca est la troisième ville du pays, très agréable. On prend plaisir à se promener dans ses rues de style colonial et à visiter ses nombreuses églises. Initialement habités par les indiens, la région fut envahie par les incas. Un beau jour, tout a été retrouvé détruit. Encore aujourd’hui, personne ne sait pourquoi : tremblement de terre, guerre… le mystère reste entier.

A proximité de la ville, se trouve le parc national de Las Cajas, une réserve naturelle exceptionnelle sur la chaîne des Andes ; parfait pour passer la journée à randonner entre montagnes et lagunes à 4.000 mètres d’altitude… ATW toujours un peu plus près des étoiles.
Après 4 heures de crapahutages nous quittons ce décor de rêve et nous nous retrouvons sur une route asphaltée, au beau milieu de nulle part. Au bout de 5 minutes de marche, nous levons le pouce et grimpons dans une voiture qui nous ramènera à Cuenca à toute berzingue ! Mine de rien, cela nous aura permis d’économiser la modique somme de 2 dollars ! Pas de petites économies ;-)

Pour conclure sur l’Equateur, nous avons eu un vrai coup de cœur pour ce pays, encore peu connu touristiquement parlant. Son attrait en Europe reste très lié aux îles Galápagos qui constitue une des destinations les plus courues, mais aussi une des plus chères du pays… raison pour laquelle ATW n’a pas pu s’y rendre. Une autre fois peut être !
To be continued… Next episod « ATW in Peru »
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PS : Comme d’habitude, n’oubliez d’aller jeter un coup d’œil à l’album… nous avons constaté récemment que, de manière générale, l’article était 2 fois plus consulté que l’album photo.
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